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  L'Orient Le Jour - 25/02/09
"Badia Sabra Haddad, mon maître de chant s'est tue" par *Ghada Ghanem.
   
  ّQue la mort nous est pénible ainsi qu'à nos rêves. Si nos rêves restent inachevés la mort les emportera. C'est là le drame de notre Liban, nous avons de grands rêves qui font exploser la petite cervelle de nos dirigeants. Pendant la guerre lorsque l'on pouvait sortir et que le Conservatoire était barré par les obus, je courais chez Badia qui vivait à Tayouné sur la ligne verte. Cette leçon de chant, je l'attendais plus qu'un .rendez-vous d'amour
 
  Badia me disait N'aie jamais peur des obus et des tirs, chante. Prends une bougie, je n'ai pas « » .d'électricité chez moi. La voie est libre, les snipers font la sieste entre 3 et 4
   
  adia .le chant a éclairé les ténèbres de la guerre et la nuit de mon cœur Tu m'as redonné l'espoir et l'amour de la vie et tu m'as appris que la musique est .l'arme de résistance la plus civilisée ,Tu m'avais fait connaître tes amis Jean-Sébastien, Amadeus, Franck, Frédérik .Giacomo, Giuseppe, et Georges le grand Bizet Tu as omis de m'enseigner la tristesse, mais la douleur en apprenant ta mort me l'a .fait connaître
   
  Monsieur le Ministre de la Culture Badia, fille de Wadih Sabra compositeur de Koullouna lil Watan et du premier opéra en Arabe et en Turc est aussi la première à avoir enseigné au Liban le chant classique et l'opéra. La plus belle des récompenses serait d'inventer une bourse en .son nom pour de jeunes chanteurs
   
  Badia, mon seul regret est de n'avoir aucun enregistrement de ta voix.
   
  *Ghada Ghanem soprano lyrique dans un pays dramatique.
   
   

 

 
 
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